Dimanche 8 avril 2001

Arrivée avec le vol Orly-Saint Denis, sans histoire mais après onze heures dans la boîte à sardines 747-200 d'Air France. L'heure de retard permet à Anne de me récupérer à l'aéroport en même temps que Nathalie, arrivée en même temps par une autre compagnie. Pierre, Sylvie, Jean-Paul et Héliane sont arrivés un peu plus tôt par un autre vol... Direction l'hôtel à Saint-Denis, où Anne nous abandonne pour cette journée supplémentaire non prévue au programme, liée à la disponibilité de places dans les avions.

Nous en profitons donc pour faire un rapide tour de Saint-Denis ; cette petite ville semble très commerçante, mais tout est fermé le Dimanche y compris la plupart des restaurants. Nous nous dirigeons vers le Barachois, quartier chic de la ville en bord de mer, puis vers le jardin d'état. Nous admirons au passage quelques magnifiques maisons de bois avec des lambrequins sous les toits. Il fait chaud (32°), mais un vent d'Ouest fort et inhabituel rafraîchit l'atmosphère. Le cyclone Evariste a épargné l'île, mais reste à proximité sans manifester l'intention de s'éloigner. Cela durera la semaine....

  Saint Denis, vue du Barachois. Le temps est magnifique, mais venteux. Magnifique maison créole, au fond d'un jardin L'hôtel de ville de Saint Denis  
  Saint-Denis Maison créole Hôtel de ville  
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Lundi 9 avril 2001

Le temps est chaud, lourd et nuageux. Nous démarrons en minibus pour rejoindre l'Hermitage, à une trentaine de kilomètres. Nous laissons les gros sacs à l'hôtel, et rejoignons aussitôt le point de vue de Maïdo, 2000m plus haut. La route, assez étroite et en travaux permanents, longe des vergers de manguiers, des plantations de bambous, de géraniums - utilisés pour en extraire l'huile essentielle -, et la forêt de tamarins, arbre symbole de la réunion. Au sommet, il pleut et la vue est totalement bouchée. Nous effectuons néanmoins la balade de mise en jambes prévue au programme, en direction de la Glacière, grotte créée par l'érosion sous une coulée de lave. Nicolas, géologue qui s'est joint à nous, présente in situ les diverses hypothèses relatives au volcanisme de la réunion, dont nous retiendrons qu'elle est en forme de bouclier - celtique - sauf que l'érosion s'en est mêlée ! La végétation ressemble à ce que nous connaissons - bruyères, ajoncs, millepertuis -, sauf que les spécialistes vous diront que nombre d'espèces sont endémiques. Justement, après qu'Anne, la spécialiste, ait expliqué qu'une seule espèce d'orchidée survivait ici, Jean-Paul en découvrira une seconde, paraît-il remarquable car elle comporte deux éperons - mutation génétique ?

Entre le Maïdo et la Glacière ; les capes de pluie ne sont pas là que pour la photo ! La seconde espèce d'orchidée qui supporte le climat de ces pentes (2200m environ) Il paraît que le panorama vers le cirque de Mafate est magnifique !
Entre Maïdo et la Glacière Orchidée Point de vue...

Hélas, point de vue vers le cirque de Mafate en raison des nuages puis de la pluie qui nous empêche de terminer au sec le pique-nique. Nous redescendons donc vers Zoreillesland - le pays où la vie est plus chère - pour nous y baigner dans le platier (zone étroite entre la barrière de corail et la plage, qui abrite du corail et de magnifiques poissons multicolores, et protège les baigneurs des requins de l'océan indien).

Girelle Grégoire noir Poisson ange
Girelle Grégoire noir Poisson ange
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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 03/05/2001