Samedi 14 avril 2001

Vous l'aurez deviné : il fait un temps de chien ! Pluie et tempête, qui nous feront même croire à la grêle. Sauf qu'il ne fait absolument pas froid. Comme c'est notre dernier jour au gîte, nous allons quand même sur le piton : descente du rempart au pas de Bellecombe - qui ne l'a paraît-il même pas descendu, laissant ses esclaves reconnaître le terrain pour lui - avec ses 120m et ses 513 marches. Je les ai comptées, mais il y a quelque incertitude en raison d'éboulements. Faut-il compter une marche ou deux dans ce cas ? Nous traversons ensuite une zone plate, en réussissant à apercevoir un petit cratère de scories (le Formica Leo, qui, selon la plaque commémorative posée là et que nous réussissons à déchiffrer malgré le temps, aurait été actif en 1753, beaucoup plus tôt selon les spécialistes). Les plus courageux montent dans le brouillard au sommet des cratères (2630m). Mais pour en voir le fond et le point de vue pourtant mérités à la sueur de notre front (en tout cas, l'eau coule à grands flots), nous repasserons une autre fois ! Pas de photo donc, et mon téléobjectif y perdra définitivement et irrémédiablement la transparence de ses lentilles.

Nous redescendons rapidement vers le gîte, non sans traverser les magnifiques coulées de verre multicolore de l'éruption de Février 2000. Après un pique-nique chaud, nous rejoignons en voiture le cirque de Bélouve, dans le cirque de Salazie. Cette zone est normalement la plus arrosée de l'île. Pour une fois, les prévisions météo sont fiables à notre arrivée. En ce début de week-end pascal, le gîte est complet. Le menu traditionnel (punch, cari puis rhum arrangé) et le feu dans la cheminée nous réchaufferont un peu, à défaut de sécher notre équipement qui commence à fleurer bon la campagne, ou plutôt le champ d'épandage !

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Dimanche 15 avril 2001

Nous allons au trou de fer, en partant ... sous la pluie. Il y a néanmoins de belles éclaircies, qui me permettent de photographier la traversée du pédiluve installés sur le chemin - fièvre aphteuse oblige !

  Point de vue vers Hell Bourg, depuis le gîte de Belouve Près du gîte, la forêt de tamarins est entretenue ; les fougères arborescentes subsistent Anne entraîne Nestor le Labrador à traverser le pédiluve  
  Vers Hell Bourg Forêt de tamarins Pédiluve  

Nous traversons une forêt primaire, d'abord entretenue - c'est à dire dont l'ONF a retiré les "pestes végétales", mais aussi tout ce qui n'était pas tamarins - puis naturelle... et magnifique.

  Impossible de s'écarter du sentier ! La forêt primaire Selon les non-daltoniens, il y aurait du rouge. A confirmer...  
  Sentier Forêt primaire Vous voyez rouge ?  

Une courte éclaircie, juste à notre arrivée au belvédère, nous permet d'admirer le site du trou de fer : superbe ensemble de cascades de 200m, dont on ne voit qu'une faible partie. Les nuages reviennent presque immédiatement et enferment au fond du cirque un hélicoptère, dont le pilote ne paraît pas être gêné outre mesure. Les passagers en auront pour leur argent !

  Le trou de fer, pendant une brève éclaircie Nathalie devant Jean-Paul, Héliane, Pierre, Sylvie, et Anne dans le noir... Une végétation luxuriante pour cette forêt... bien arrosée  
  Trou de fer Portrait de groupe Forêt primaire  

Nous repassons au gîte pour un pique-nique chaud, avant de redescendre vers Hell-Bourg, l'un des plus beaux villages de France (anciennement, ils étaient 100, mais ce score semble maintenant pulvérisé). Nous empruntons un chemin quotidiennement fréquenté par des habitants de ce village qui travaillent dans la forêt ; un téléphérique, maintenant à l'abandon, avait été construit, mais pas à leur intention. Nous traversons des bambouseraies avec des éléments de plus de vingt mètres de haut ; un peu encombrants comme cannes à pêches !

  Le Bras Sec, au niveau des anciens thermes Ilet, vu d'Hell Bourg Grand p'ti bon dieu, au site des trois cascades  
  Le Bras Sec Ilet Grand p'ti bon dieu  

A notre arrivée dans le village... il fait beau ! Je repars donc pour un petit tour sur le site des anciens thermes, et pour les trois cascades. Le soir, au gîte, Anne forme un duo avec le leader d'un groupe local pour animer la soirée avec de la musique en créole. La veillée se prolonge donc tard, même pour les gérants du gîte qui, d'habitude, ferment les lieux beaucoup plus tôt ; mais un pareil concert, c'est exceptionnel !

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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 03/05/2001