Samedi 17 février 2001

Nous démarrons d'Orly dans un Airbus de la Royal Jordanian, exactement à l'heure prévue (18h) ; nous arrivons à l'heure à Amman, c'est-à-dire à 23h30 locales - à Paris, il est 22h30. Le temps est franchement mauvais : 2° au thermomètre, et il tombe une espèce de neige fondue. Jean-Louis, le guide Atalante nous attend à l'aéroport ; nous faisons connaissance avec les autres participants, et partons en taxi pour le centre d'Amman, distant de 40 kms, où nous passons une nuit courte à l'hôtel Lotus.

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Dimanche 18 février 2001

Nous quittons Amman avec un taxi et un minibus ; il y a un brouillard à couper au couteau. Nous faisons une première étape à Madaba, uniquement pour faire le change et prendre un thé, avec une température redevenue agréable. Nous reprenons la route jusqu'au Mont Nebo, à 800m d'altitude, qui domine de 1200m la mer morte. Là, Moïse aurait révélé à son peuple la Terre Promise qu'on est supposé apercevoir au delà de Jericho, avant d'y mourir. La vue est aujourd'hui assez bouchée...

  Depuis le mont Nébo, la vue vers la Terre Promise est bouchée De superbes mosaïques de l'an 531 ornent les ruines du monastère  
  Vue depuis le mont Nébo Mosaïques de l'an 531  

Une superstructure protège astucieusement les ruines d'un monastère construit là au IVème siècle, surtout remarquable par de magnifiques mosaïques datant de 531.

Après la visite de ce site, nous plongeons vers puis dans la mer morte. Nous y retrouvons les curieuses sensations de flottaison forcée dans cette eau hyper dense. Le rinçage, obligatoire pour éviter les brûlures, est assuré grâce à une source chaude qui se jette dans la mer morte à cet endroit. Dommage que ce lieu exceptionnel soit pollué par des déchets de toute nature et des tessons qui nous incitent à la plus grande prudence dans nos déplacements sur la rive.

La mer Morte, avec au premier plan une source chaude d'eau douce Dire que certains n'ont même pas tenté la baignade dans la mer Morte.... Arrêt avec vue sur la Mer Morte
La mer Morte Baignade dans la mer Morte Pause photo

Nous remontons en direction du ciel bleu, 1700 mètres plus haut, vers la forteresse croisée de Shawbak. Nous visitons ce site sous la conduite d'un bédouin dont le père est né dans les lieux, à l'époque où ces ruines ne présentaient aucun intérêt pour les autochtones. Aujourd'hui, une partie de la muraille est reconstruite "à neuf". Cette forteresse a été construite en 1115 par Baudouin de Boulogne (tiens, un "pays") sur les ruines d'un château byzantin qui domine la route des rois. Elle résiste en 1171 aux assauts de Saladin, avant d'être prise par le même en 1189. Les dégâts essentiels aux superstructures ont en fait été causés au début du XIXème siècle par les canons égyptiens d'Ibrahim Pacha, qui voulait priver les ottomans d'un point d'appui dangereux. Mais de nombreuses salles restent visibles, ainsi qu'un escalier de 300 marches conduisant à une citerne souterraine, que nous ne descendrons pas faute d'éclairage...

  Arrêt au niveau de la seule réserve naturelle de Jordanie A l'intérieur des ruines de Shawbak Les ruines de Shawbak, au soleil couchant  
  Pause photo Shawbak Ruines de Shawbak  

Les chauffeurs s'engagent ensuite sur une route directe pour Petra, mais condamnée pour travaux. Nous vivons ainsi en première ligne un rallye sur boue, avec quelques points durs qui font hésiter notre chauffeur. Les bas-côtés sont encore blancs de la neige qui est tombée hier sur la région. Finalement, nous rejoignons à Wadi Moussa l'hôtel Petra Moon qui sera pendant trois nuits notre camp de base, à l'entrée du Siq.

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(C) P. Leflon ; dernière mise à jour : 09/06/2001